Margaux Hoang

Diplômée en Sciences Spatiales
« En master, j’ai eu la chance de pouvoir profiter de l’accord de co-diplomation avec l’Université de Nice. Cette ouverture à l’international m’a permis d’élargir fortement mon domaine de compétences.

Je suis doctorante à l’Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie, assistante à l’Université Toulouse III-Paul Sabatier. Mon sujet de thèse est l’étude de l’atmosphère de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko à l’aide des données de l’expérience ROSINA à bord de Rosetta.

Je suis passionnée d’astronomie depuis l’enfance. C’est tout naturellement donc que je me suis dirigée vers les études de physique, puis vers le master en Sciences Spatiales. Ces études nous apportent évidemment un bagage important de connaissances globales en astrophysique mais aussi une capacité à analyser une problématique et à réagir, à travailler en équipe, à présenter nos travaux… des compétences que je mobilise au quotidien dans ma vie professionnelle ! A L’ULg, j’ai vraiment apprécié la vie étudiante, les animations des cercles, l’entraide entre les étudiants, l’organisation d’activités comme le séjour au ski. En master, j’ai eu la chance de pouvoir profiter de l’accord de co-diplomation entre le master en Sciences Spatiales de l’ULg et le master en Imagerie et Modélisation en Astrophysique et Géophysique, Espace et Environnement (IMAG2E) de l’Université de Nice. Cette ouverture à l’international m’a permis d’élargir fortement mon domaine de compétences. Si j’avais un conseil à donner à des futurs étudiants ce serait de ne pas hésiter à bouger durant leurs études ! Un séjour à l’étranger et/ou une codiplomation sont de véritables atouts et les possibilités sont nombreuses à l’université.

Julien-De-Wit2

Julien De Wit

Diplômé en Ingénieur civil en aérospatiale, actuellement en post-doctorat au Massachusetts Institute of Technology (MIT)

« Mes études m’ont amené à explorer différents domaines des sciences et à y développer une certaine expertise. Cela me permet de connecter les idées et de plonger dans de nouveaux domaines, comme celui des exoplanètes. »

Quentin Oger

Étudiant de Master en Ingénieur civil en aérospatiale, à finalité spécialisée en « aerospace engineering »

 » Les professeurs sont très disponibles et les projets en groupes nous préparent à la vie professionnelle. Les cours en Master deviennent plus spécifiques, plus concrets : cette année nous allons travailler sur la conception du design d’un avion ! « 

Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces études ? et l’ULg ?

J’aimais beaucoup les sciences et les maths en secondaire. J’étais intéressé par le spatial. Lors d’une journée carrière, nous avions pu visiter quelques entreprises, j’avais choisi Techspace aero (aujourd’hui Safran Aero Boosters). Cela m’a énormément plus d’avoir une première approche du fonctionnement d’une entreprise ainsi que de prendre connaissance des futures technologies à développer et du rôle primordial de l’ingénieur dans l’avenir. J’ai décidé de passer l’examen d’admission aux études d’ingénieur civil, que j’ai réussi. Le choix de l’ULg s’est imposé… elle est la seule université à proposer des masters le domaine du spatial

En Faculté des Sciences appliquées, nous avons accès à énormément de masters différents, organisés autour de grands domaines tels que la chimie, la construction … les cours m’ont conforté dans mon envie d’aller vers l’aérospatiale.

Qu’appréciez-vous particulièrement dans le cadre de vos études ?

Les professeurs sont proches des étudiants et très disponibles. En master, les cours deviennent plus spécifiques, on voit beaucoup d’applications, beaucoup de choses concrètes. Dès le bloc 2, on travaille beaucoup par projet. Cette année, l’un d’entre eux sera la conception du design d’un avion. Cela peut paraître compliqué dit comme cela mais les professeurs organisent des séances de rencontres et nous guident. Et puis entre étudiants, on s’entraide beaucoup, l’ambiance est bonne. Heureusement, car les projets sont très souvent organisés par groupe… comme dans la vie professionnelle. Les études nous donnent un cadre théorique mais aussi pratique. L’année prochaine, je réaliserai un stage en entreprise.
Comment envisagez-vous le monde professionnel ?

Je me réjouis de participer à Youspace, pour identifier quelles sont les différentes possibilités de carrière. J’aimerais travailler dans le spatial… Un parcours comme celui de Frank Dewinne, cela fait clairement rêver !

Ludivine Libert

Diplômée en Sciences spatiales, actuellement en doctorat au Centre spatial de Liège (CSL)

 » Ce qui est chouette avec ces études, c’est qu’elles combinent la pratique, l’observation et la recherche théorique. Il y a plusieurs facettes, pour toutes les envies. J’ai vécu ces années d’études intensivement ! »

C’est entraînée par une professeur de Physique qu’elle appréciait énormément en secondaire que Ludivine Libert s’est tournée vers des études de Physique, en Faculté des Sciences à l’ULg. « A la fin de mes humanités, je n’avais pas d’idée précise de ce que je voulais faire, mais une fois mon Bac entamé, le master en Sciences spatiales m’a fait rêver. J’ai vraiment découvert cette discipline au fil de mes études ! » raconte-t-elle.

Très vite, l’orientation « Sciences de la Terre » l’attire. « Je me suis fait « happer » par le domaine de la géophysique : comprendre comment notre Terre fonctionne, cela m’a semblé extrêmement concret et passionnant » sourit-elle.

Ludivine Libert dit avoir vécu intensément ses deux années de Master en Sciences spatiales. « Ces études mêlent très bien la pratique, l’observation – via les télescopes notamment – et la recherche théorique, avec des modélisations » explique-t-elle. Ces différentes facettes permettent, selon elle, de répondre à des envies et des besoins variés des étudiants.

La jeune diplômée retient également de ce passage à l’Université de Liège la relation de qualité qui s’est nouée avec les professeurs. Particulièrement heureuse de la façon dont les mémoires s’y sont déroulés, elle a décidé de poursuivre dans cette voie de la recherche. « Ces études m’ont apporté une méthodologie et une adaptabilité qui sont précieuses aujourd’hui ».

Diplômée en 2014, Ludivine Libert a rejoint voici près de deux ans l’équipe du Centre spatial de Liège, où elle poursuit un doctorat au sein du Laboratoire de traitement du signal, consacré à l’interférométrie radar. En d’autres termes, il s’agit de mesurer les déplacements et mouvements de terrain. Ce qu’elle apprécie particulièrement, c’est l’aspect concret de cette recherche, menée sur une région d’Afrique, et qui pourra déboucher sur la mise au point de monitoring basés sur l’exploitation de données spatiales.

Ce contrat devrait durer encore deux ans. Et pour la suite ? Ludivine Libert se sent confiante : « je n’ai pas encore d’idée précise mais je perçois très positivement, dans mon travail au CSL, les liens étroits qui se nouent avec le monde des entreprises du secteur spatial ».

Anthony Marchand

Diplômé en Ingénieur civil en aérospatiale, actuellement Ingénieur d’études chez Safran Aero Boosters.

« Des personnes aux profils très différents peuvent travailler dans le spatial car les projets sont par définition de très grande envergure. » 

Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces études ? et l’ULg ?

J’ai d’abord choisi les études d’ingénieur. Les aspects résolution de problèmes, innovation, invention me plaisaient énormément. A l’ULg, les possibilités de masters sont nombreuses, on a le temps de murir son choix, mais l’aérospatiale, c’est le domaine qui me faisait le plus rêver ! L’innovation y est présente plus que tout ailleurs, tous les jours.

C’est un domaine où les exigences sont multiples et très poussées. Par exemple, en ce qui concerne les avions, on doit à tout prix éviter les problèmes en vol, on cherche à concevoir des moteurs de plus en plus économiques et écologiques… Les challenges sont hyper intéressants.

Des personnes aux profils très différents peuvent travailler dans le spatial car les projets sont par définition de très grande envergure.

Qu’y avez-vous trouvé/ qu’y trouvez-vous ?

J’ai particulièrement apprécié l’aspect projet durant mes études. A certains moments ils sont très prenants en termes de temps, mais comme ils sont très stimulants, on les mène jusqu’au bout.

J’ai aussi beaucoup apprécié les nombreuses possibilités en termes de vie étudiante. Pour ma part, je me suis principalement focalisé sur deux des cercles étudiants de ma Faculté mais il existe de nombreuses possibilités aussi à l’échelle de l’Université entière comme l’Unifestival. Ce qui est intéressant, c’est qu’en plus d’assister aux activités, il est bien souvent possible de participer à leur organisation.

Liège a une taille idéale. On y trouve tout ce qu’il faut (cinéma, clubs de sport, parcs, magasins, …). Grâce à ses nombreux bars, à son ambiance chaleureuse et son folklore, on peut y vivre des soirées mémorables.

Quelle est votre profession aujourd’hui ?

Je viens d’être engagé en tant qu’« Ingénieur études » dans un bureau d’études en Recherche et Technologie chez Safran Aero Boosters (anciennement Techspace Aero). Mon job est d’imaginer avec mes collègues ce que seront les produits de l’entreprise à l’horizon 2025. Safran Aero Boosters conçoit, entre autres, des compresseurs basse pression, aussi appelés boosters, pour les moteurs d’avions. En ce qui concerne les moteurs d’avion, on a une bonne idée de l’évolution du marché dans les 5 ans, mais pour pouvoir rester à jour et leader sur le marché, l’entreprise doit envisager toutes les possibilités à plus long terme. Par exemple, si le marché évolue vers des technologies de compresseurs à haute vitesse, de notre côté, il faudra que l’on soit prêt quand cela arrivera, que nos produits soient à maturité.

Le design d’un compresseur se fait évidemment en équipe. On est une trentaine à travailler sur le projet. Je suis le « petit nouveau », qui vient à peine d’arriver. Mes collègues ont bien évidemment une bien plus grande expérience sur le projet que moi dont je vais pouvoir profiter. Dans notre secteur, des compétences différentes et complémentaires sont nécessaires et mes collègues ont des profils variés.

Dans votre métier, comment voyez-vous l’apport de vos études ?

Je pense que ce qui a plu à mon employeur, c’est une attitude constructive face aux problèmes. Un ingénieur fonctionne par problèmes /solution quotidiennement. Mon attrait pour l’innovation, ma motivation à intégrer l’entreprise et ma formation ont bien-sûr aussi été déterminants pour mon embauche. Dans ce métier, il est incontournable de travailler en interaction, de s’adapter… Dans le secteur de l’aérospatiale, de plus en plus de tâches se font en simultané. On appelle ça le « concurrent engineering ». Lorsque qu’on conçoit une nouvelle pièce, sa conception prend en compte les avis de l’aérodynamicien, du mécanicien mais aussi du technicien qui sera en charge de la produire. Les interactions avec les différents corps de métier sont démultipliées.

Au sein de la formation en ingénieur à l’ULg, les projets sont très nombreux. C’est très formateur car dans le monde professionnel, on travaille au quotidien par projet. A l’université, les professeurs ne nous imposent pas toujours une feuille de route avec une étape 1, une étape 2, une étape 3… Cela développe notre autonomie, notre capacité à déterminer la manière dont on doit résoudre les problèmes. Ces capacités sont très utiles par la suite !

Avez-vous un conseil à transmettre aux futurs étudiants dans ce secteur ?

Je lui dirais que l’ULg est un excellent choix. Les professeurs sont eux-mêmes des experts et reconnus dans leurs domaines. De nombreux projets de pointe voient le jour et sont concrétisés au sein de la Faculté des Sciences appliquées tels que le microsatellite OUFTI-1, lancé récemment, ou encore un drone dont les essais en vol ont été menés récemment par une étudiante dans le cadre de son travail de fin d’étude.

Le master en aérospatiale est organisé en anglais ce qui permet à de nombreux étudiants étrangers de le suivre. C’est vraiment intéressant et riche de côtoyer de nombreuses cultures différentes dans le cadre de la formation car les métiers de l’aérospatiale sont rarement pratiqués à un niveau « local » !

Comme je l’ai déjà évoqué, la vie universitaire ne se compose pas que des cours et il serait dommage de passer à côté de toutes les possibilités qui sont offertes aux étudiants. Les cercles étudiants, en autres, constituent une bonne manière d’apprendre les « soft skills » : le leadership, la socialisation, la gestion de projet, …. Notre Fac en possède 6 ! De mon côté, j’étais très impliqué dans BEST Liège où j’ai exercé plusieurs postes (secrétaire, président, organisateur du concours d’ingénierie EBEC Liège). J’ai trouvé cela très enrichissant. L’ouverture d’esprit dans notre domaine est hyper importante… on ne travaille jamais tout seul. Et même si quelqu’un est très performant individuellement, il doit aussi être capable d’interagir et de travailler en équipe !

Quels sont vos projets/rêves ? (dans l’année/5 ans/10 ans ?)

Là, j’ai décroché un CDI dans la boîte de mes rêves ! J’espère pouvoir y travailler un bon bout de temps ! Ce qui est très positif dans le domaine de l’ingénierie, c’est que l’on peut y pratiquer de nombreux métiers (ingénieur calcul, ingénieur études, ingénieur projets, ingénieur achats, ingénieur qualité, …) durant sa carrière tout en restant dans la même boîte. L’employeur encourage ces changements-là.  Un ingénieur pratique généralement 4 ou 5 métiers différents tout au long de sa carrière.

Cela me plairait d’évoluer vers la gestion de projet mais il faut d’abord que je découvre mon entreprise, les projets… mon métier ! C’est un peu comme les moteurs d’avions, il est difficile de prévoir où l’on sera dans 10 ans et c’est ça qui est excitant.

Thomas Fauchez

Diplômé en Sciences spatiales, actuellement en postdoctorat à la NASA (Greenbelt, USA).

 » Depuis l’âge de 9 ans je veux faire de l’astrophysique, donc mon parcours universitaire a contribué à étancher ma soif de connaissance et ça n’a jamais été une corvée bien au contraire !  » 

Vous êtes diplômé en Sciences spatiales de l’ULg et travaillez aujourd’hui pour la NASA dans le cadre de leur programme postdoctoral. Comment définiriez-vos votre poste actuel ? Quel a été votre parcours professionnel ? Correspondait-il à l’idée que vous vous en faisiez peut-être en débutant votre cursus universitaire ?

Je suis au Goddard Space Flight Center de la NASA à Greenbelt à côté de Washington DC. C’est le plus vieux et le plus gros centre de la NASA , c’est un endroit historique!

Je suis chercheur post doctoral, j’ai encore un superviseur, qui est le responsable du groupe de recherche, mais je suis totalement autonome. Je travaille à 80% en science atmospherique, sur la structure 3D des nuages de glace appellés cirrus (entre 5 et 20 km d’altitude) et l’impact qu’a cette structuration 3D sur le rayonnement visible (solaire) et infrarouge (émis par la Terre)  qui les traversent. Ces formes complexes sont un problème lorsque l’on essaye de paramétrer les nuages dans les modèles de prévision du climat. Les 20% restants consistent en la modélisation numérique de la future (potentielle) détection de biomarkers (oxygène, ozone, méthane, eau liquide) ou de vie elle-même sur les exoplanetes rocheuses. Cette quête sera l’une des plus passionnantes du 21ème siècle et le master en Sciences Spatiales de l’ULg, comprenant à la fois de l’astrophysique, de la géophysique et de l’océanographie, est en adéquation parfaite pour travailler dans ce domaine.

Mon parcours professionnel est assez court, finalement, après avoir fait mon master en sciences spatiales a l’ULg en 2010, j’ai effectué une thèse de doctorat en sciences atmosphériques au Laboratoire d’Optique Atmospherique de l’Université de Lille 1 puis j’ai postulé au concours de post doctorat de la NASA (NASA Postdoctoral Program, NPP). Cela fait maintenant plus d’un an que je suis à mon poste.

Que diriez-vous à un jeune diplômé qui se lance sur le marché de l’emploi ?

Persévérez dans la recherche de votre futur emploi, de nombreuses demandes sont souvent nécessaires et restez passionné et motivé! Et aussi ayez le maximum de contacts, soyez sociable!

Quel souvenir gardez-vous de vos années d’études ? Quelles compétences acquises mettez-vous le plus à profit ?

Un très bon souvenir! Depuis l’âge de 9 ans je veux faire de l’astrophysique, donc mon parcours universitaire a contribué à étancher ma soif de connaissance et ça n’a jamais été une corvée bien au contraire! Le master en sciences spatiales est génial, une variété de cours proposés incroyable et de très bons enseignants. Je conseille ce master à quiconque se destine à des études d’astrophysique! J’ai pu aussi profiter d’un excellent encadrement lors de mon stage de fin de bachelor et fin de master au Groupe d’AstroPhysique des Hautes Energies (GAPHE, AGO), sous la responsabilité d’Eric Gosset, Yael Naze et Michael Debecker.

Mes compétences acquises sont bien évidemment théoriques, pour tout ce qui concerne les sciences spatiales, mais aussi beaucoup de compétences transversales comme la rigueur, la rédaction, l’esprit de synthèse et l’apprentissage de l’anglais scientifique.

Votre ULg en 5 mots, ce serait…

Des années… inoubliables
Des examens… formateurs
Des profs… pédagogues
Des rencontres… formidables
Une formation… passionnante

Laura Van de Vyvere

Diplômée en Sciences géographiques, orientation Géomatique et géométrologie, actuellement développeur de projets chez M3 Systems

« On n’imagine pas tous les domaines professionnels qui sont touchés par l’exploitation des données spatiales. Et travailler, en tant que géographe et scientifique, avec des ingénieurs est un vrai atout : nos démarches sont très complémentaires. »

Améliorer le positionnement en continu des véhicules : tel est l’objectif du travail de Laura Van de Vyvere, engagée depuis août 2015 comme ingénieur de projet au sein de l’entreprise M3Systems, basée à Wavre. Comment cette géographe de formation travaille-t-elle aujourd’hui sur l’exploitation de données spatiales ? « J’ai choisi mes études en Géographie en visant d’abord la climatologie. Mais en cours de route, j’ai été très attirée par la géomatique et géométrologie. J’ai vraiment découvert ces disciplines au fil de mes cours et c’est finalement devenu ma premier choix » explique Laura Van de Vyvere.

Elle décide alors de consacrer son mémoire de Master au positionnement européen Galileo. Elle démontre la supériorité de ce système basé sur des signaux très sophistiqués, récoltés via des satellites tournant autour de la Terre. « Les pertes momentanées de signal sont un des problèmes majeurs du positionnement par satellites à l’heure actuelle. Une des conséquences de ces pertes est l’apparition de « sauts de cycles » qui, s’ils ne sont pas détectés, détériorent considérablement la qualité du positionnement. Galileo  étant le premier GNSS à émettre sur quatre fréquences porteuses en Open Service, nous avons pu développer un algorithme de détection innovant, qui permettra aux utilisateurs de Galileo de bénéficier d’un positionnement plus robuste et plus fiable » précise-t-elle.

Ce travail de recherche dessine alors ce qui deviendra sa voie professionnelle, et lui permet au passage de décrocher le Prix de l’European GNSS Agency – récompense qu’elle a alors considérée comme un « encouragement de plus ».

Aujourd’hui, elle dit avoir acquis durant ses études de la persévérance et de l’autonomie. La géographe travaille au quotidien avec des ingénieurs de formation, ce qui représente à ses yeux une complémentarité intéressante. « J’ai une approche basée sur la réflexion et la démarche scientifique tandis que mes collègues sont plutôt dans un processus d’ « essais/erreurs ». Au final, ces façons de faire se combinent très bien ! » estime-t-elle.

Chez M3Systems, où elle avait d’abord fait un stage puis des jobs d’étudiante, Laura Van de Vyvere est impliquée dans un travail important sur le positionnement des trains. Un autre projet en cours concerne des drones capables de mesurer l’humidité des sols, via des signaux satellites se répercutant sur la Terre. Bref, un métier qui allie la recherche et le développement d’applications très concrètes, dans les domaines variés que sont les transports et l’agriculture.

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Lionel Clermont

Diplômé en Physique et en Gestion, actuellement ingénieur d’étude au Centre spatial de Liège

« Dans la science, sans passion, on n’arrive à rien. L’Université de Liège a été un tremplin vers une carrière excitante dont on n’a même pas idée quand on est étudiant… »