Des astrophysiciens ont cartographié dans l’infrarouge la surface d’une super-Terre. Une grande première publiée dans Nature et qui ouvre un nouveau champ d’étude, celui de la dynamique des exoplanètes de petite taille.
L’exoplanétologie ne cesse de progresser et de surprendre. Récemment, une équipe de chercheurs de plusieurs instituts, dont l’Université de Liège, a établi une carte longitudinale de l’émission thermique de 55 Cancri e, une « super-Terre » située à quarante années lumières de la Terre. L’enjeu était de mesurer l’évolution de la brillance de la planète tout au long de son orbite autour de l’étoile. Ces données existent déjà pour certaines géantes gazeuses, mais sont inédites pour les planètes de plus petite taille. Elles ont été obtenues par analyse photométrique d’images récoltées par Spitzer, l’un des télescopes spatiaux de la NASA. Elles ont permis notamment d’observer les zones plus chaudes et plus froides de la planète, et d’en estimer certaines de ses propriétés de surface. C’est un nouveau pan de l’astrophysique qui s’ouvre, celui de l’étude des dynamiques géologiques et atmosphériques des exoplanètes de petite taille.

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