Tous séquencés dans 10 ans ?

Pour Michel Georges, c’est tout à fait possible, mais il s’agit de rester prudent.

 

Un des freins éventuels sera lié au rapport coût-bénéfice. La nature des informations récoltées va permettre d’adresser des messages de prévention ciblés, qui éviteront le déclenchement de certaines maladies et donc des coûts associés à leur traitement. Parallèlement, le coût du séquençage devrait encore diminuer dans les années à venir. A priori, séquencer la population, ou une partie ciblée de celle-ci, est intéressant dans cette perspective de santé publique.

 

Il existe déjà des exemples de séquençage de grande ampleur de populations

 

On connaît l’exemple islandais où désormais une grande partie des 300 000 habitants ont été séquencés. Le projet a commencé au début des années 2000 dans le cadre du projet mené par la société finlandaise deCODE Genetics. Rachetée fin 2012 par Amgen après avoir accumulé beaucoup de pertes, deCode Genetics a annoncé à l’automne 2014 lancer une nouvelle vague de séquençage auprès de 100 000 habitants de l’île, s’ajoutant au 120 000 déjà préalablement testés. Mais le projet reste controversé.

 

Autre exemple insulaire, en août 2014, le Royaume-Uni a décidé d’investir 300 millions de livres dans l’initiative Genomic England, qui vise à récolter le génome de 100 000 Anglais d’ici à 2017.

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