ADN : à l’intersection de la science et du business

L’ADN est une donnée qui se décrypte, s’analyse, se partage et se vend.

C’est une donnée qui est partout : pour dépister et caractériser une maladie, pour identifier un criminel , pour rechercher ses ancêtres,… On dit de la génétique qu’elle est la médecine du 21e siècle : on comprend pourquoi la très longue lecture de séquences d’acides aminés A, T, C et G devient aujourd’hui le nouveau livre des merveilles !

 

Un peu partout dans le monde, mais surtout aux Etats-Unis, jeunes entreprises start-ups et grands groupes pharmaceutiques se positionnent sur ce qui s’annonce être des marchés de la santé très porteurs.

 

Quelques acteurs

 

Illumina: société californienne, leader mondial du séquençage (1,4 milliard de dollars de CA en 2013 et un poids de 25 millions de dollars en bourse). Ses robots équipent les laboratoires dans le monde entier. Il y a un an, la société a lancé le Hi Seq X Ten, capable de décrypter un génome en moins de 24h pour moins de 1000 dollars.

 

Human Longevity: start-up également californienne, créée par Craig Venter, le pionnier de la génétique.

 

Myriad: société américaine qui s’est fait connaître au milieu des années 1990 pour avoir lancé le premier test de prédisposition aux cancers du sein et de l’ovaire, en traquant les mutations des gènes BRCA1 et BRCA2. En, 2013, ses ventes ont atteint les 613 millions de dollars. La société avait tenté de breveter les séquences génétiques concernées par le test mais cette forme de privatisation de l’ADN a été invalidée par la Cour suprême des Etats-Unis.

 

23andMe: cette société fondée par l’épouse de l’un des créateurs de Google se focalise désormais sur la recherche d’ancêtres pour le compte des particuliers dans le monde entier.

 

Google a annoncé le lancement du projet « Baseline Study » (littéralement « étude de base »), qui sera mené par Google X, son laboratoire d’expérimentation. L’objectif que veut atteindre Mountain View est simple : réaliser le profil type d’un patient en bonne santé grâce à l’ADN prélevée sur des milliers de volontaires. Ainsi, grâce aux résultats, il serait alors possible de détecter beaucoup plus tôt certaines maladies et problèmes, avant même que les premiers symptômes ne se manifestent.

 

Sources

Le Temps, « Le business en or de l’ADN », 1/09/2014
Le Monde, « Business, éthique, légalité… Le séquençage de l’ADN en questions », 18/08/2014

 

 

 

 

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