Découvert en mai 2016 (1) par une équipe internationale chapeautée par Michaël Gillon, astronome à l’Université de Liège, le système exoplanétaire TRAPPIST-1 livre de nouveaux secrets. Le suivi intensif du système avec plusieurs télescopes, dont le télescope spatial Spitzer de la NASA, a non seulement renforcé les résultats précédemment obtenus par le télescope liégeois TRAPPIST-Sud, mais a également révélé la présence de quatre autres planètes dans le système, portant désormais leur nombre à sept. Selon les résultats publiés dans la revue Nature(2), ces sept planètes sont de tailles similaires à celles de la Terre et pourraient abriter de l’eau sous forme liquide à leur surface, surtout trois d’entre elles qui orbitent dans la zone dite « habitable » de l’étoile. TRAPPIST-1 est le système qui possède à la fois le plus grand nombre de planètes telluriques et le plus grand nombre de mondes potentiellement habitables jamais découverts à ce jour. De quoi relancer la quête de la vie dans l’Univers.

> Lire le communiqué de presse

Michaël Gillon

Astronome au Laboratoire OrCA
Unité de Recherche STAR
Chercheur qualifié FNRS
En savoir plus sur son parcours

Emmanuel Jehin

Astronome au Laboratoire OrCA
Unité de Recherche STAR
Chercheur qualifié FNRS
En savoir plus sur son parcours

Julien De Wit

Diplômé de l’Université de Liège
Post-doctorat au MIT
Earth, Atmospheric & Planetary Sciences
Écouter son témoignage

TRAPPIST-1 est le nom du système exoplanétaire qui possède le plus grand nombre de planètes telluriques et le plus grand nombre de mondes potentiellement habitables jamais découverts à ce jour.

TRAPPIST est le nom des télescopes dédiés à la détection de planètes en transit et aux planétésimaux. (TRAnsiting Planets and PlanetesImals Small Telescope)

SPECULOOS est le nom du projet qui vise à détecter des planètes telluriques éclipsant certaines des étoiles les plus petites et les plus froides du voisinage solaire (Search for habitable Planets EClipsing ULtra-cOOl Stars). Ce projet est soutenu par un ERC Grant du Conseil Européen de la Recherche (ERC).

TRAPPIST-1, le poster

La NASA a édité un poster spécial pour la découverte de TRAPPIST-1.
> À télécharger ici.

Méthode des transits

Il s’agit d’une méthode indirecte de détection d’exoplanètes. Elle consiste à observer la variation apparente de l’intensité lumineuse d’une étoile lors du passage d’une de ses planètes entre elle et l’observateur. Sur base du calcul de cette variation, il est possible d’obtenir toute une série d’informations sur l’exoplanète : sa taille, sa masse, son orbite, sa composition,…

TRAPPIST-1, la BD

Une histoire dessinée par Sylvain Rivaud alias Lepithec, auteur de bandes dessinées et illustrateur.

http://lepithec.blogspot.co.uk

> Lire la BD

Exoplanètes

La recherche d’exoplanètes, c’est-à-dire de planètes situées en dehors du système solaire, a débuté dans les années 1940. La première découverte de l’une d’elles (ou plus exactement deux d’entre elles) a été faite en 1991, mais il s’agissait de planètes orbitant autour d’une étoile morte et non d’une étoile vivante comme le Soleil. En 1995, des astronomes suisses annoncent la découverte d’une autre exoplanète, celle-ci située autour de l’étoile 51 Pégase, située à 40 années-lumière de nous. Les méthodes de détection sont en général des méthodes indirectes: on mesure des perturbations induites par la présence de la planète. Cependant, la méthode dite de l’optique adaptative (on modifie la surface des miroirs des télescopes plusieurs fois par seconde afin de compenser les turbulences atmosphériques) a permis d’obtenir le premier cliché d’une exoplanète en 2008.

Un trio de Terres à 40 années-lumière ?
Des astrophysiciens liégeois ont découvert trois planètes de la taille de la Terre autour d’une petite étoile située à 40 années-lumière. Ces planètes pourraient présenter des conditions habitables à leurs surfaces. De plus, les futurs télescopes seront capables de les étudier en détail et d’y détecter de la vie !

 Les exoplanètes orbitant autour de l’étoile TRAPPIST-1 livrent d’autres secrets
L’équipe internationale d’astronomes qui révélait l’existence d’un petit système planétaire proche, apporte des observations complémentaires sur la composition et l’atmosphère de deux de ces exoplanètes.

Il cherche la vie sur des exoplanètes

Observer des ombres qui dansent à vingt années lumière

Témoignage de Julien De Wit.
Diplômé en Ingénieur civil en aérospatiale de l’Université de Liège

Références scientifiques

> Gillon et al., Seven temperate terrestrial planets around the nearby ultracool dwarf star TRAPPIST-1, Nature, February 2017

> Julien de Wit et al.,  A combined transmission spectrum of the Earth-sized exoplanets TRAPPIST-1 b and c’, in Nature , 20 July 2016

> Gillon, E. Jehin, et al., Temperate Earth-sized planets transiting a nearby ultracool dwarf star, Nature, May 2016